Hier je suis allé voir le film Milk avec mon copain. Ce film m'a vraiment ému. La première fois que j'ai entendu parlé de Harvey Milk c'était quand j'étais adolescent au Texas, un état où l'homosexualité était encore illégale...
Si vous ne connaissez pas Harvey Milk, il existe un très bon documentaire sur lui qui s'appelle The Times of Harvey Milk.
Il y a 30 ans ― le 27 novembre 1978 plus précisément ― Harvey Milk, le premier politicien ouvertement gay à être élu à un poste majeur aux États-Unis, est assassiné avec le maire de San Francisco, George Moscone.
Au Canada, on oublie souvent que les gays et les lesbiennes des États-Unis se battent toujours pour leurs droits fondementaux. Il y a encore des états américains où on peut être licencié si on est gay, où un propriétaire peut expulser un locataire homosexuel s'il le désire. Il n'y a actuellement aucun leader comme Harvey Milk aux États-Unis pour unifier la communauté gay, lesbienne, trans... Harvey Milk nous manque.
Je suis fier de vivre au Canada où les gays sont vraiment égaux. Mais à chaque fois que j'entends parler des executions des gays dans certains pays comme l'Iraq (ou l'Iran), je me mets en colère et veux me battre... Et quand j'appris que mon pays d'origine (qu'on appelle des fois le pays de la « liberté » !) est le seul pays occidental à ne pas signer la déclaration pour la dépénalisation de l'homosexualité à l'ONU, je ne sais pas comment exprimer ma déception profonde.
lundi 29 décembre 2008
vendredi 26 décembre 2008
Ça glisse
Les trottoirs sont si glissants ce soir que même les Québécois de souche ont de la misère à marcher sans tomber. Normalement c'est moi qui traîne derrière mon chum et mes ami d'ici, mais aujourd'hui j'ai aidé une Québécoise "pure laine" à se rendre à l'autobus sans glisser. Oui, c'était une très vieille dame, mais nous sommes arrivés à l'abribus sans aucune chute grâce à moi !
dimanche 21 décembre 2008
Neige glace paresse
Il neige beaucoup. Tempête. On est dimanche. Il faut que j'aille au supermarché . Je passe trop de temps à mon goût au supermarché. J'ai l'impression d'y aller tous les deux jours.
Je ne veux pas sortir. J'atermoie. Je navigue sur Internet. Je lis des blogues. J'aime bien « surfer ». Je joues avec les chats. J'atermoie : c'est un des mes talents...
Cette semaine, je suis allé chez le dentiste. Visite bilingue. Dentiste anglophone. Hygiéniste francophone. Je me sens à l'aise dans cet environnement bilingue. Mais je pense que mes gencives sont toujours un peu enflées après le détartrage. Tout mon corps se sent un peu enflé aujourd'hui.
J'écris pour écrire. Tape pour taper. Blogue pour bloguer. J'atermoie et ça me fait du bien.
Je ne veux pas sortir. J'atermoie. Je navigue sur Internet. Je lis des blogues. J'aime bien « surfer ». Je joues avec les chats. J'atermoie : c'est un des mes talents...
Cette semaine, je suis allé chez le dentiste. Visite bilingue. Dentiste anglophone. Hygiéniste francophone. Je me sens à l'aise dans cet environnement bilingue. Mais je pense que mes gencives sont toujours un peu enflées après le détartrage. Tout mon corps se sent un peu enflé aujourd'hui.
J'écris pour écrire. Tape pour taper. Blogue pour bloguer. J'atermoie et ça me fait du bien.
samedi 20 décembre 2008
Suicide sur pellicule
Lorsque j'étais à New York, j'ai vu cette scène dans une petite rue. Je ne savais pas qu'il s'agissait d'un tournage cinématographique et pendant quelques secondes, j'ai vraiment pensé que quelqu'un allait se suicider devant moi. Je n'étais pas la seule personne trompée par la scène : une jeune femme (qui ne faisait pas partie du tournage) pleurait à chaudes larmes à côté de moi. Quand j'ai appris la vérité, j'ai bien rit.
jeudi 18 décembre 2008
mercredi 17 décembre 2008
Retour
Je suis de retour chez moi.
J'écrirai davantage demain, mais je voudrais parler rapidement d'une chose que j'ai remarquée à New York : chaque fois que j'ai dit que j'habitais Montréal, les New-yorkais ont réagi positivement. Chaque personne à qui j'ai parlé de Montréal m'a dit qu'elle aimerait visiter Montréal un jour, mais n'a pas encore eu l'occasion de le faire. Je me sentais un peu comme un ambassadeur envoyé par la ville de Montréal pour promouvoir le tourisme auprès des New-yorkais.
Mon ami Cameron, que je connais depuis 17 ans, viendra ici à Montréal pour le jour de l'an. Il passera cinq jours dans notre belle ville. Il est déjà venu une fois, mais seulement pour deux jours. J'ai vraiment hâte, parce qu'il est rarissime qu'on me rende visite à Montréal. Ma propre famille ne vient jamais (ou presque jamais). Mais j'ai aussi une famille ici maintenant...
J'écrirai davantage demain, mais je voudrais parler rapidement d'une chose que j'ai remarquée à New York : chaque fois que j'ai dit que j'habitais Montréal, les New-yorkais ont réagi positivement. Chaque personne à qui j'ai parlé de Montréal m'a dit qu'elle aimerait visiter Montréal un jour, mais n'a pas encore eu l'occasion de le faire. Je me sentais un peu comme un ambassadeur envoyé par la ville de Montréal pour promouvoir le tourisme auprès des New-yorkais.
Mon ami Cameron, que je connais depuis 17 ans, viendra ici à Montréal pour le jour de l'an. Il passera cinq jours dans notre belle ville. Il est déjà venu une fois, mais seulement pour deux jours. J'ai vraiment hâte, parce qu'il est rarissime qu'on me rende visite à Montréal. Ma propre famille ne vient jamais (ou presque jamais). Mais j'ai aussi une famille ici maintenant...
jeudi 11 décembre 2008
Glace
Demain, la Grande Pomme... Mon ami m'a dit qu'il faisait plutôt chaud à New York.
J'ai passé plus d'une heure aujourd'hui à essayer de pelleter les marches de l'escalier qui sont toujours couvertes de glace ! Et il fait plutôt chaud à New York, hmmm... Cool.
J'ai passé plus d'une heure aujourd'hui à essayer de pelleter les marches de l'escalier qui sont toujours couvertes de glace ! Et il fait plutôt chaud à New York, hmmm... Cool.
mercredi 10 décembre 2008
New York, New York
Vendredi matin, je prendrai le train pour New York. Et j'ai bien hâte. Le train prendra environ 12 heures avant d'arriver à Penn Station, mais je regarderai les paysages et je lirai.
J'ai déjà pris le train plusieurs fois pour aller à New York. Et c'est long, mais c'est un bon moyen de se relaxer... Je suis impatient de voir la glace sur le lac Champlain.
New York est probablement la seule ville des États-Unis où je vivrais maintenant, même si je préfèrerais ne plus jamais vivre aux États-Unis. En fait, non, si j'étais assez riche, je passerais peut-être une partie de l'année à New York. Si j'étais assez riche...
Vers l'âge de 22 ans (21 ans ?), j'ai déménagé à New York et c'était extraordinaire, étonnant, éblouissant. J'y ai passé plus de 6 ans. Lorsque j'ai quitté New York pour Montréal (pour faire des études ― mon premier déménagement à Montréal), je me suis dit que je retournerais sûrement un jour vivre à Manhattan ; je ne suis pas si certain que je le ferais maintenant. Mais cette ville, bien plus que la plupart des villes où j'ai vécu, m'a vraiment marqué. New York, c'est un peu mes racines, même si je me sens si souvent déraciné...
J'ai quitté New York pour Montréal le 28 août 2001. On sait trop bien ce qui est arrivé à New York par la suite, mais je dois avouer que ça a été un choc pour moi qui y avais laissé tant d'amis (un peu ma famille) derrière moi.
Cette foi-ci, j'y passerai une longue fin de semaine. Je verrai une bonne amie australienne avec laquelle j'avais un peu perdu le contact. Elle a maintenant une fille de 5 ans que je n'ai vue qu'une seule fois. Je verrai aussi un ami (mon meilleur ami ?) que je connais depuis plus de 17 ans maintenant et qui est devenu comme un frère pour moi. Je quitterai New York mardi matin, sûrement avec un peu de regret, mais je saurai tout le long de mon voyage que cette ville n'est plus vraiment chez moi.
J'ai déjà pris le train plusieurs fois pour aller à New York. Et c'est long, mais c'est un bon moyen de se relaxer... Je suis impatient de voir la glace sur le lac Champlain.
New York est probablement la seule ville des États-Unis où je vivrais maintenant, même si je préfèrerais ne plus jamais vivre aux États-Unis. En fait, non, si j'étais assez riche, je passerais peut-être une partie de l'année à New York. Si j'étais assez riche...
Vers l'âge de 22 ans (21 ans ?), j'ai déménagé à New York et c'était extraordinaire, étonnant, éblouissant. J'y ai passé plus de 6 ans. Lorsque j'ai quitté New York pour Montréal (pour faire des études ― mon premier déménagement à Montréal), je me suis dit que je retournerais sûrement un jour vivre à Manhattan ; je ne suis pas si certain que je le ferais maintenant. Mais cette ville, bien plus que la plupart des villes où j'ai vécu, m'a vraiment marqué. New York, c'est un peu mes racines, même si je me sens si souvent déraciné...
J'ai quitté New York pour Montréal le 28 août 2001. On sait trop bien ce qui est arrivé à New York par la suite, mais je dois avouer que ça a été un choc pour moi qui y avais laissé tant d'amis (un peu ma famille) derrière moi.
Cette foi-ci, j'y passerai une longue fin de semaine. Je verrai une bonne amie australienne avec laquelle j'avais un peu perdu le contact. Elle a maintenant une fille de 5 ans que je n'ai vue qu'une seule fois. Je verrai aussi un ami (mon meilleur ami ?) que je connais depuis plus de 17 ans maintenant et qui est devenu comme un frère pour moi. Je quitterai New York mardi matin, sûrement avec un peu de regret, mais je saurai tout le long de mon voyage que cette ville n'est plus vraiment chez moi.
mardi 9 décembre 2008
Accents
Ma mère m'a téléphoné aujourd'hui et j'ai vraiment entendu son accent texan au téléphone. Son accent (en anglais, évidemment) est assez léger. Mais l'accent de mon père est plutôt prononcé...
Mon frère, qui est unilingue anglophone, a un accent qui varie entre celui du Texas et celui de la Californie.
Je n'ai jamais eu d'accent prononcé en anglais. Oui, tout le monde a un accent, mais je veux dire que j'ai toujours parlé l'américain « standard ». J'ai souvent entendu des commentaires comme : « Quoi ? Tu viens du Texas, mais tu n'as pas d'accent ! » Même vers l'âge de 11 ans, on me taquinait à l'école parce que je parlais « trop bien » et sans accent du Sud. On m'appelait parfois le « Britannique », ce qui m'agaçait un peu.
Il est intéressant pour moi de noter les différences entre l'anglais canadien et l'anglais américain. Les deux variétés sont vraiment semblables avec quelques différences minimes. Certains mots se prononcent différemment de part et d'autre de la frontière : « pasta », « progress », « against »... Il y a beaucoup moins de différences, pourtant, entre l'anglais canadien et l'anglais américain qu'entre l'anglais des Écossais et celui des Canadiens, par exemple, ou qu'entre le français des Québécois et le français européen.
En français, j'ai un accent pour les Québécois, mais pas pour les Français. Les Français pensent (normalement) que je suis français quand je parle. Les Québécois disent parfois que j'ai un accent, parfois non. Je pense que les Québécois ont plus l'habitude de repérer les accents des anglophones.
Une femme m'a dit samedi soir : « Ton français est parfait. Tu ne fais jamais de fautes. Mais tu as un petit accent. » Je sais que j'aurais dû être fier de ce qu'elle m'avait dit. Et je sais que ce n'était pas du tout un reproche sur mon accent, mais j'ai souvent tendance à être très critique envers tout ce que m'identifie comme locuteur non natif . Elle avait dit que mon français était parfait, mais la seule chose que j'ai vraiment entendu c'était que j'avais un accent. J'avais entendu : « Tu parles très bien, mais on sait que tu viens d'ailleurs. » Je pense que les étrangers qui vivent ailleurs que dans leur pays d'origine ont souvent ce sentiment d'insécurité linguistique, surtout si cet accent est dans une langue étrangère...
Je lis un blogue qui s'appelle Une Parisienne et un Québécois à Paris. Dans un billet récent, un des auteurs du blogue (le Québécois) dit ceci : « Je vis en France depuis 7 ans (déjà...) et à chaque jour l'on me fait un commentaire sur mon accent [...] Si j'ai gardé mon accent québécois depuis le temps, c'est que j'en suis fier et qu'il est utile au quotidien. Cela dit, il y a des jours où j'ai moins envi de jaser ou de rigoler. » Je pense aussi à Martine qui a dit dans un commentaire sur un des mes billets : « C'est un peu bizarre le sentiment que j'ai, parfois, "d'emprunter" la langue aux français... Et d'y ajouter mon accent... »
Je pense qu'il est important de ne pas oublier que notre accent fait partie de nous, de qui nous sommes, de notre vécu. J'aime bien relire les mots de Nancy Huston, une des mes auteures préférées, sur le sujet : « Maintenant, mon accent à moi aussi est là, inextirpable ; je sais que je ne m'en débarrasserai jamais. Il devient plus fort quand je suis nerveuse, quand je parle à des inconnus, quand je dois laisser un message sur un répondeur, quand je prends la parole en public. Si j'écoute ma voix enregistrée au magnétophone, j'entends exactement quels sons je déforme. Mais rien n'y fait, j'ai appris le français trop longtemps après ma langue maternelle ; il ne sera jamais pour moi une deuxième mère, mais toujours une marâtre. Mais mon accent, au fond, j'y tiens. Il traduit la friction entre moi-même et la société qui m'entoure, et cette friction m'est plus que précieuse, indispensable. Bien que j'aie désormais la double nationalité, canadienne et française, bien que j'aie donné naissance à une fille qui, elle, sera française jusqu'au bout des ongles et parlera sans accent, je n'ai aucune envie de me sentir, moi, française authentique, de faire semblant d'être née dans ce pays, de revendiquer comme mien son héritage. Je n'aspire pas, en d'autres termes, à être vraiment naturalisée. Ce qui m'importe et m'intéresse, c'est le culturel et non le naturel. Enfant au Canada, et plus tard adolescente aux États-Unis, j'avais le sentiment que tout y était (par trop) naturel. Vivre à l'étranger m'a permis d'avoir, vis-à-vis du pays d'origine et du pays d'adoption, un petit recul critique : je les perçois l'un et l'autre comme des cultures. »
Mon frère, qui est unilingue anglophone, a un accent qui varie entre celui du Texas et celui de la Californie.
Je n'ai jamais eu d'accent prononcé en anglais. Oui, tout le monde a un accent, mais je veux dire que j'ai toujours parlé l'américain « standard ». J'ai souvent entendu des commentaires comme : « Quoi ? Tu viens du Texas, mais tu n'as pas d'accent ! » Même vers l'âge de 11 ans, on me taquinait à l'école parce que je parlais « trop bien » et sans accent du Sud. On m'appelait parfois le « Britannique », ce qui m'agaçait un peu.
Il est intéressant pour moi de noter les différences entre l'anglais canadien et l'anglais américain. Les deux variétés sont vraiment semblables avec quelques différences minimes. Certains mots se prononcent différemment de part et d'autre de la frontière : « pasta », « progress », « against »... Il y a beaucoup moins de différences, pourtant, entre l'anglais canadien et l'anglais américain qu'entre l'anglais des Écossais et celui des Canadiens, par exemple, ou qu'entre le français des Québécois et le français européen.
En français, j'ai un accent pour les Québécois, mais pas pour les Français. Les Français pensent (normalement) que je suis français quand je parle. Les Québécois disent parfois que j'ai un accent, parfois non. Je pense que les Québécois ont plus l'habitude de repérer les accents des anglophones.
Une femme m'a dit samedi soir : « Ton français est parfait. Tu ne fais jamais de fautes. Mais tu as un petit accent. » Je sais que j'aurais dû être fier de ce qu'elle m'avait dit. Et je sais que ce n'était pas du tout un reproche sur mon accent, mais j'ai souvent tendance à être très critique envers tout ce que m'identifie comme locuteur non natif . Elle avait dit que mon français était parfait, mais la seule chose que j'ai vraiment entendu c'était que j'avais un accent. J'avais entendu : « Tu parles très bien, mais on sait que tu viens d'ailleurs. » Je pense que les étrangers qui vivent ailleurs que dans leur pays d'origine ont souvent ce sentiment d'insécurité linguistique, surtout si cet accent est dans une langue étrangère...
Je lis un blogue qui s'appelle Une Parisienne et un Québécois à Paris. Dans un billet récent, un des auteurs du blogue (le Québécois) dit ceci : « Je vis en France depuis 7 ans (déjà...) et à chaque jour l'on me fait un commentaire sur mon accent [...] Si j'ai gardé mon accent québécois depuis le temps, c'est que j'en suis fier et qu'il est utile au quotidien. Cela dit, il y a des jours où j'ai moins envi de jaser ou de rigoler. » Je pense aussi à Martine qui a dit dans un commentaire sur un des mes billets : « C'est un peu bizarre le sentiment que j'ai, parfois, "d'emprunter" la langue aux français... Et d'y ajouter mon accent... »
Je pense qu'il est important de ne pas oublier que notre accent fait partie de nous, de qui nous sommes, de notre vécu. J'aime bien relire les mots de Nancy Huston, une des mes auteures préférées, sur le sujet : « Maintenant, mon accent à moi aussi est là, inextirpable ; je sais que je ne m'en débarrasserai jamais. Il devient plus fort quand je suis nerveuse, quand je parle à des inconnus, quand je dois laisser un message sur un répondeur, quand je prends la parole en public. Si j'écoute ma voix enregistrée au magnétophone, j'entends exactement quels sons je déforme. Mais rien n'y fait, j'ai appris le français trop longtemps après ma langue maternelle ; il ne sera jamais pour moi une deuxième mère, mais toujours une marâtre. Mais mon accent, au fond, j'y tiens. Il traduit la friction entre moi-même et la société qui m'entoure, et cette friction m'est plus que précieuse, indispensable. Bien que j'aie désormais la double nationalité, canadienne et française, bien que j'aie donné naissance à une fille qui, elle, sera française jusqu'au bout des ongles et parlera sans accent, je n'ai aucune envie de me sentir, moi, française authentique, de faire semblant d'être née dans ce pays, de revendiquer comme mien son héritage. Je n'aspire pas, en d'autres termes, à être vraiment naturalisée. Ce qui m'importe et m'intéresse, c'est le culturel et non le naturel. Enfant au Canada, et plus tard adolescente aux États-Unis, j'avais le sentiment que tout y était (par trop) naturel. Vivre à l'étranger m'a permis d'avoir, vis-à-vis du pays d'origine et du pays d'adoption, un petit recul critique : je les perçois l'un et l'autre comme des cultures. »
lundi 8 décembre 2008
Amour de la langue française
Je parle français depuis un très jeune âge, mais je suis la seule personne de ma famille immédiate à parler cette langue. Mon père et ma mère parlent couramment espagnol. Mais pour moi, ça a toujours été le français. Et cette langue est devenue une de mes plus grandes passions.
Quand j'étais jeune, j'avais une « gouvernante » bordelaise. Et c'est probablement grâce à elle que mon amour pour cette langue est si intense.
J'ai appris récemment que la fille de ma cousine est aussi une amoureuse de la langue française. Elle a peut-être 16 ou 17 ans et elle aime la mode et « tout ce qui est français ». Aujourd'hui je vais lui acheter des revues de mode en français. Je ne sais pas exactement quel genre de revue une fille de 16 ans aimerait, mais je vais sûrement trouver quelque chose...
Quand j'étais jeune, j'avais une « gouvernante » bordelaise. Et c'est probablement grâce à elle que mon amour pour cette langue est si intense.
J'ai appris récemment que la fille de ma cousine est aussi une amoureuse de la langue française. Elle a peut-être 16 ou 17 ans et elle aime la mode et « tout ce qui est français ». Aujourd'hui je vais lui acheter des revues de mode en français. Je ne sais pas exactement quel genre de revue une fille de 16 ans aimerait, mais je vais sûrement trouver quelque chose...
dimanche 7 décembre 2008
Altérité
Depuis longtemps je me pose des questions à propos de l' identité. Je pense que tout immigrant passe par ce stade de réflexion.
Quand est-ce que l'exil devient une identité en soi ? Et est-ce que je me définis trop souvent à travers l'altérité ? Ou bien n'est-ce plutôt les autres qui me définissent en fonction de mon accent ou ma culture, de tout ce qui est différent chez moi ?
Moi, j'apprécie beaucoup la différence chez les autres et chez moi-même. Je suis fier de venir d'ailleurs. Et fier d'être ici maintenant. Même si je ne suis pas tout à fait certain d'où je viens, pour être franc. Je parlais récemment à un ami à propos des identités multiples... Des fois, c'est une expérience enrichissante, d'autres fois l'identité multiple mène à la confusion, voire l'isolation. Est-ce que vous vous sentez parfois « tiré » entre deux identités, deux langues, deux religions, deux cultures ?
J'aime lire sur le bilinguisme, l'immigration, l'exil. Ce sont un peu (avec la langue française) mes sujets fétiches. Récemment j'ai relu un livre d'Aline Apostolska qui parle de l'immigration de l'auteure, une Française qui a émigré au Québec. Je vais citer quelques lignes du livre que je trouve très pertinentes : « Et si je finissais moi aussi par accepter mon errance comme acquise et non innée ? Si je parvenais à y lire une opportunité, celle qui a fait de moi ce que je suis devenue, au lieu d'y trouver toujours une trace d'abandon, ce syndrome d'abandon qui, à chacun de ses réveils, m'a non seulement immobilisée mais laissé pour morte sur le bord de mon propre chemin ? » (Ailleurs si j'y suis, p. 20-21)
Bon, je trouve que je me pose souvent les même questions et que cette quête d'identité ne finira jamais.
La semaine prochaine j'irai à New York pour voir quelques amis et pour revivre un peu mon passé...
Quand est-ce que l'exil devient une identité en soi ? Et est-ce que je me définis trop souvent à travers l'altérité ? Ou bien n'est-ce plutôt les autres qui me définissent en fonction de mon accent ou ma culture, de tout ce qui est différent chez moi ?
Moi, j'apprécie beaucoup la différence chez les autres et chez moi-même. Je suis fier de venir d'ailleurs. Et fier d'être ici maintenant. Même si je ne suis pas tout à fait certain d'où je viens, pour être franc. Je parlais récemment à un ami à propos des identités multiples... Des fois, c'est une expérience enrichissante, d'autres fois l'identité multiple mène à la confusion, voire l'isolation. Est-ce que vous vous sentez parfois « tiré » entre deux identités, deux langues, deux religions, deux cultures ?
J'aime lire sur le bilinguisme, l'immigration, l'exil. Ce sont un peu (avec la langue française) mes sujets fétiches. Récemment j'ai relu un livre d'Aline Apostolska qui parle de l'immigration de l'auteure, une Française qui a émigré au Québec. Je vais citer quelques lignes du livre que je trouve très pertinentes : « Et si je finissais moi aussi par accepter mon errance comme acquise et non innée ? Si je parvenais à y lire une opportunité, celle qui a fait de moi ce que je suis devenue, au lieu d'y trouver toujours une trace d'abandon, ce syndrome d'abandon qui, à chacun de ses réveils, m'a non seulement immobilisée mais laissé pour morte sur le bord de mon propre chemin ? » (Ailleurs si j'y suis, p. 20-21)
Bon, je trouve que je me pose souvent les même questions et que cette quête d'identité ne finira jamais.
La semaine prochaine j'irai à New York pour voir quelques amis et pour revivre un peu mon passé...
samedi 6 décembre 2008
San Francisco
Voilà un an et demi, j'ai déménagé de San Francisco à Montréal. La plupart des gens qui n'ont jamais vécu à San Francisco ne savent pas qu'il y a énormément de crime dans cette ville. Le centre-ville est très sale et déborde d'itinérants, c'est vraiment incroyable, parce que ce n'est pas l'image de San Francisco qu'on projette dans les médias. J'habitais et travaillais dans le centre-ville, près d'un des quartiers les plus dangereux des États-Unis qui s'appelle « The Tenderloin ».
Souvent, des amis d'ici (et même de San Francisco) m'ont dit que le quartier ne pouvait pas être aussi dangereux que ça. Ils ne savaient pas. Juste pour vous donner une idée : une semaine après avoir éménagé dans mon nouvel apartment près du « Tenderloin » il y a maintenant 3 ans, mon voisin s'est fait égorger chez lui. La police n'ont jamais trouvé le responsable du meurtre.
Je viens de trouver un site web sur lequel un homme a mis une webcam qui montre une des rues les plus dangereuses de la ville de San Francisco. Apparemment, durant la nuit entre 19h et 3h, il est possible de voir des crimes, des ag
ressions, des drogués qui se piquent, etc. L'addresse du site est ici : Adam's Block.
Malgré le crime du centre-ville, San Francisco est une belle ville. Les vues sur la baie sont à couper le souffle. Les bons restaurants sont nombreux. Le vin est excellent. Et la plupart des gens sont chalereux. J'aime beaucoup passer des vacances à San Francisco. Pourtant, je suis très heureux de vivre maintenant à Montréal.
vendredi 5 décembre 2008
Dead men have no friends
Je viens de lire cette expression idiomatique qui se traduit ainsi :
« Le vif a peu d'amis et le mort n'en a point. » Il est intéressant de constater qu'en français le « vif » n'a que quelques rares amis, tandis qu'en anglais cela n'est pas explicité. Le vif anglophone peut-il avoir autant d'amis qu'il voudrait ?
Vu que je suis actuellement étudiant en traduction, j'aime bien chercher des expressions idiomatiques dans les deux langues. Dans la grammaire et la syntaxe comparées, on parle souvent d'équivalence et non pas de traduction « fidèle » pour les expressions idiomatiques. Les images sont souvent différentes dans les deux langues. Par exemple, l'équivalence de l'anglais « let sleeping dogs lie » serait : « il ne faut pas réveiller le chat qui dort. » Pourquoi parle-t-on d'un chat en français, mais d'un chien en anglais. Les francophones ont-ils plus peur des chats que les anglophones ? Un chien dormant est-il plus menaçant pour un anglophone que pour un Québécois ou un Français ?
« Le vif a peu d'amis et le mort n'en a point. » Il est intéressant de constater qu'en français le « vif » n'a que quelques rares amis, tandis qu'en anglais cela n'est pas explicité. Le vif anglophone peut-il avoir autant d'amis qu'il voudrait ?
Vu que je suis actuellement étudiant en traduction, j'aime bien chercher des expressions idiomatiques dans les deux langues. Dans la grammaire et la syntaxe comparées, on parle souvent d'équivalence et non pas de traduction « fidèle » pour les expressions idiomatiques. Les images sont souvent différentes dans les deux langues. Par exemple, l'équivalence de l'anglais « let sleeping dogs lie » serait : « il ne faut pas réveiller le chat qui dort. » Pourquoi parle-t-on d'un chat en français, mais d'un chien en anglais. Les francophones ont-ils plus peur des chats que les anglophones ? Un chien dormant est-il plus menaçant pour un anglophone que pour un Québécois ou un Français ?
Citation
Voici une citation que j'aime bien, que j'ai mise sur ma page fesse-bouc (facebook) : « Comment peut-on naître grandir vivre et mourir dans un seul endroit, toujours le même, et parler une seule langue, toujours la même, tout au long de son existence ? C'est anormal. » Rachel Mizrahi
Je comprends tout à fait ce qu'elle veut dire. Je ne peux pas imaginer à quoi je ressemblerais aujourd'hui si j'étais resté dans la ville où j'étais né, si je n'avais jamais bougé, si je n'avais jamais appris le français. Je ne serais pas la même personne.
Vers l'âge de 20 ans, je suis parti vivre à Tel Aviv. Je n'avais aucun ami en Israël. Je parlais bien (ou pas mal) hébreu. J'avais peur, mais Israël m'appelait. Israël a changé ma vie ; je ne suis pas toujours certain que c'était pour le mieux. Avant de quitter Israël, je suis allé au centre-ville de Tel-Aviv avec deux amies pour faire des courses. Une bombe a explosé et plusieurs personnes sont mortes devant nous. Israël est dur, brutal, mais éblouissant. Des larmes coulent sur ses joues, ses plaies saignent sans se fermer. Israël fait rêver, même si on n'est pas d'accord avec sa politique... Israël fera toujours partie de mon âme...
Je comprends tout à fait ce qu'elle veut dire. Je ne peux pas imaginer à quoi je ressemblerais aujourd'hui si j'étais resté dans la ville où j'étais né, si je n'avais jamais bougé, si je n'avais jamais appris le français. Je ne serais pas la même personne.
Vers l'âge de 20 ans, je suis parti vivre à Tel Aviv. Je n'avais aucun ami en Israël. Je parlais bien (ou pas mal) hébreu. J'avais peur, mais Israël m'appelait. Israël a changé ma vie ; je ne suis pas toujours certain que c'était pour le mieux. Avant de quitter Israël, je suis allé au centre-ville de Tel-Aviv avec deux amies pour faire des courses. Une bombe a explosé et plusieurs personnes sont mortes devant nous. Israël est dur, brutal, mais éblouissant. Des larmes coulent sur ses joues, ses plaies saignent sans se fermer. Israël fait rêver, même si on n'est pas d'accord avec sa politique... Israël fera toujours partie de mon âme...
jeudi 4 décembre 2008
Serpent à sonnettes
Quand j'étais petit, ma famille avait une maison de campagne près d'une toute petite ville au Texas qui se nommait Meridian. On appelait cette maison le
« Ranch ». J'y ai passé une grande partie de mon enfance.
L'ancien propriétaire du « Ranch », qui avait fait construire trois maisons sur la propriété, était le gouverneur de l'État de Louisiane. Durant son mandat, il aimait amener des prostituées dans une des maisons qui était un peu à l'écart de la maison principale. En 1989, ils ont tourné un film sur la vie de ce gouverneur et de sa danseuse érotique préférée qui s'appelait Blaze. Le gouverneur était un francophile de longue date et avait laissé des livres et des revues en français dans sa petite maison préférée, qui, à un moment donné, était devenue une sorte de bordel privé à l'usage exclusif de ce même gouverneur. J'étais le seul dans ma famille à entrer dans ce bâtiment qu'on avait abandonné depuis longtemps. J'aimais y aller m'asseoir sur le lit pour lire Sélection et d'autres magazines en français.
Un jour, vers l'âge de 12 ou 13 ans, je suis allé lire dans l'ancien bordel du gouverneur et je me suis endormi. Mais quelque chose m'a réveillé. Un bourdonnement. J'ai regardé autour de moi, mais aucune guêpe, aucune abeille ne volait dans la chambre. J'ai recommencé à lire. Le bourdonnement devenait plus fort. J'avais de la difficulté à me concentrer. Je me suis levé pour aller aux toilettes. J'ai pris mon temps. Je me suis lavé les mains. J'ai regardé autour de moi. Puis, j'ai cherché des abeilles, des guêpes, mais je n'en ai vu aucune. Finalement, je suis sorti et j'ai marché jusqu'à la maison familiale. Mes parents étaient assis dehors avec un ami qu'ils avaient invité au « Ranch » pour la fin de semaine. Je suis allé m'asseoir avec eux. Je parlais de n'importe quoi et de rien : le temps, mon école, mes amis... Mais après quelques minutes j'ai mentionné le bourdonnement que j'avais entendu. L'ami de mes parents s'est levé de sa chaise avec un petit sourire sournois. Il nous a dit qu'il allait vérifier la petite maison pour voir de quoi il s'agissait. Il est parti pendant une quinzaine de minutes, puis est retourné vers nous en courant. Il avait trouvé un nid de serpents à sonnettes directement sous le lit où je m'étais endormi. Trois serpents sous le lit et un autre dans la salle de bains. Ces serpents auraient pu me tuer, mais ils voulaient simplement chanter pour moi, pour me réveiller...
Sans objet
Je remarque que mes deux derniers billets (sur trois au total) sont un peu négatifs. Je veux embrasser le monde et prendre des photos et aimer la ville où je vis.
Mais je vais maintenant au supermarché et je sors les ordures.
Mais je vais maintenant au supermarché et je sors les ordures.
Appels
Quelqu'un vient de téléphoner chez moi. Je n'ai pas reconnu le numéro, alors je n'ai pas décroché. La personne a laissé un message sur la boîte vocale. Elle a parlé un anglais très accentué, un anglais francophone. Pourquoi ? Tout mon message d'accueil est en français seulement, à part mon nom évidemment. Pourquoi laisser un message en anglais ? Ça m'arrive souvent, dès qu'une personne apprend mes origines ou entend mon nom c'est comme si je ne parlais plus français, que mon choix linguistique n'avait plus d'importance, que mes oreilles étaient devenues sourdes aux tonalités de la langue française. Beaucoup d'immigrants décrivent ce problème au Québec : tout le monde leur parle de l'importance de la langue française ici, mais ne leur donne pas le temps de s'exprimer en français. C'est vraiment bizarre. Une autre chose que je trouve bizarre, c'est les gens sur des forums et autres sites web qui « défendent » la langue français, tout en faisant beaucoup, beaucoup de fautes d'orthographe et de grammaire. C'est bizarre.
Une fois, j'étais dans un bar avec quelques amis et nous parlions de la langue française. Et moi, j'ai commencé à parler des anglicismes. C'est un peu ma spécialité. J'essaie d'éviter les anglicismes quand j'écris ou parle en français. L'interférence linguistique est trop facile pour moi. Une personne (un inconnu, un Québécois) m'a entendu et m'a dit :
« Toi, tu n'as pas le droit de parler ainsi de notre langue, toi qui n'es pas d'ici. » J'avais mentionné que je venais des États-Unis. Alors, qui a le droit ? J'ai gagné ce droit, moi, avec des larmes et du sang. J'ai dû me battre pour pouvoir vivre en français, je passe des heures tous les jours à lire, à chercher des expressions françaises. Je ne lis qu'en français depuis des années. J'ai fait mes études universitaires dans cette langue. Mais je n'ai pas le droit de discuter de la langue française ? N'est-elle pas aussi la mienne, cette langue ? Je n'étais pas du tout critique envers le parler des Québécois, je constatais simplement des faits. Qui a le droit de faire ça ?
Nancy Huston a écrit dans un de ses livres (je pense que c'était Les Lettres parisiennes écrit avec Leïla Sebbar) que, parfois, même après des années passées en France, même après des tas de livres écrits directement en français, certaines personnes s'obstinaient à lui parler en anglais dès qu'ils entendaient la moindre trace d'accent, comme si elle était une simple touriste étrangère en France. Je ne suis pas unique.
Une fois, j'étais dans un bar avec quelques amis et nous parlions de la langue française. Et moi, j'ai commencé à parler des anglicismes. C'est un peu ma spécialité. J'essaie d'éviter les anglicismes quand j'écris ou parle en français. L'interférence linguistique est trop facile pour moi. Une personne (un inconnu, un Québécois) m'a entendu et m'a dit :
« Toi, tu n'as pas le droit de parler ainsi de notre langue, toi qui n'es pas d'ici. » J'avais mentionné que je venais des États-Unis. Alors, qui a le droit ? J'ai gagné ce droit, moi, avec des larmes et du sang. J'ai dû me battre pour pouvoir vivre en français, je passe des heures tous les jours à lire, à chercher des expressions françaises. Je ne lis qu'en français depuis des années. J'ai fait mes études universitaires dans cette langue. Mais je n'ai pas le droit de discuter de la langue française ? N'est-elle pas aussi la mienne, cette langue ? Je n'étais pas du tout critique envers le parler des Québécois, je constatais simplement des faits. Qui a le droit de faire ça ?
Nancy Huston a écrit dans un de ses livres (je pense que c'était Les Lettres parisiennes écrit avec Leïla Sebbar) que, parfois, même après des années passées en France, même après des tas de livres écrits directement en français, certaines personnes s'obstinaient à lui parler en anglais dès qu'ils entendaient la moindre trace d'accent, comme si elle était une simple touriste étrangère en France. Je ne suis pas unique.
Aucun titre
Je viens de finir mon semestre d'études en traduction à McGill. Je ne suis pas tout à fait convaincu que la traduction soit faite pour moi. Tout le monde me dit qu'un traducteur ne traduit que vers sa langue maternelle et je suis bien d'accord, mais l'anglais ne m'intéresse guère. Je ne veux pas perfectionner ma grammaire anglaise ; je ne veux pas étudier les règles de ponctuation et le vocabulaire de cette langue. C'est le français qui m'intéresse... Je suis comme ça.
« Quand je serai grande, je serai voleuse » Olivia Ruiz.
Je suis au Québec depuis un an et demi cette fois-ci. Je suis venu vivre à Montréal pour la première fois en 2001 pour faire des études à l'Université de Montréal. J'y ai fait un certificat et après une année dans le programme d'Études françaises (littérature), j'ai changé d'université pour finir mon bac en Études littéraires à l'Université du Québec à Montréal.
Avant de venir ici à Montréal, j'avais cette idée loufoque en tête que Montréal était une ville francophone. Oui, en un sens, c'est le cas. On peut vivre ici en français, certes, mais Montréal est surtout une ville bilingue. Il est très (trop) facile pour moi de parler anglais ici. Mais en même temps, c'est une chose que j'aime de Montréal, que je puisse regarder des émissions de télévision américaines, que l'anglais soit toujours là si j'en ai besoin (je n'en ai jamais besoin). Je suis parfois déçu de ne pas pouvoir vivre ici entièrement en français (dans la vie de tous les jours, je veux dire). Je suis parfois déçu de ne pas être plus dépaysé. Mais j'ai mon amoureux ici et mon appartement. J'ai ma vie ici.
J'aime Paris. J'ai toujours aimé Paris. J'y ai vécu et, des fois, Paris me manque et je navigue sur Internet, cherchant des photos du métro parisien pour combler un petit vide intérieur. Mais le vide ne se remplit pas si facilement. New York me manque souvent. San Francisco me manque et je m'ennuie de Tel Aviv. Et là, je me rends compte que mes racines ne sont profondes nulle part. Mais Montréal est chez moi maintenant et je me sens comme si je pourrais un jour me sentir à l'aise ici...
« Quand je serai grande, je serai voleuse » Olivia Ruiz.
Je suis au Québec depuis un an et demi cette fois-ci. Je suis venu vivre à Montréal pour la première fois en 2001 pour faire des études à l'Université de Montréal. J'y ai fait un certificat et après une année dans le programme d'Études françaises (littérature), j'ai changé d'université pour finir mon bac en Études littéraires à l'Université du Québec à Montréal.
Avant de venir ici à Montréal, j'avais cette idée loufoque en tête que Montréal était une ville francophone. Oui, en un sens, c'est le cas. On peut vivre ici en français, certes, mais Montréal est surtout une ville bilingue. Il est très (trop) facile pour moi de parler anglais ici. Mais en même temps, c'est une chose que j'aime de Montréal, que je puisse regarder des émissions de télévision américaines, que l'anglais soit toujours là si j'en ai besoin (je n'en ai jamais besoin). Je suis parfois déçu de ne pas pouvoir vivre ici entièrement en français (dans la vie de tous les jours, je veux dire). Je suis parfois déçu de ne pas être plus dépaysé. Mais j'ai mon amoureux ici et mon appartement. J'ai ma vie ici.
J'aime Paris. J'ai toujours aimé Paris. J'y ai vécu et, des fois, Paris me manque et je navigue sur Internet, cherchant des photos du métro parisien pour combler un petit vide intérieur. Mais le vide ne se remplit pas si facilement. New York me manque souvent. San Francisco me manque et je m'ennuie de Tel Aviv. Et là, je me rends compte que mes racines ne sont profondes nulle part. Mais Montréal est chez moi maintenant et je me sens comme si je pourrais un jour me sentir à l'aise ici...
À quoi ça sert, un blogue ?
Commençons par le commencement. Qui suis-je ? Et quelle raison puis-je donner pour vous inciter à me lire ?
Je suis Américain. Né au fin fond du Texas. Mais je vis maintenant au Québec. J'ai une passion pour la langue française (une trop grande passion parfois). J'ai grandi dans une ville qui s'appelle Waco. Peut-être que vous en avez déjà entendu parler ? Je parle français depuis mon enfance et je suis un immigrant ici à Montréal. Ce que j'aimerais faire dans ce blogue c'est présenter un peu mon point de vue en tant qu'anglophone francisant, immigrant immigré, Américain anti-américain au Québec.
J'aime raconter des histoires. Je suis gay. Je suis sur fesse-bouc. Je suis étudiant en traduction à Mcgill. Pendant des années j'ai fait un zine avec mon meilleur ami qui habite à New York.
Je suis Américain. Né au fin fond du Texas. Mais je vis maintenant au Québec. J'ai une passion pour la langue française (une trop grande passion parfois). J'ai grandi dans une ville qui s'appelle Waco. Peut-être que vous en avez déjà entendu parler ? Je parle français depuis mon enfance et je suis un immigrant ici à Montréal. Ce que j'aimerais faire dans ce blogue c'est présenter un peu mon point de vue en tant qu'anglophone francisant, immigrant immigré, Américain anti-américain au Québec.
J'aime raconter des histoires. Je suis gay. Je suis sur fesse-bouc. Je suis étudiant en traduction à Mcgill. Pendant des années j'ai fait un zine avec mon meilleur ami qui habite à New York.
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